Lettre
ouverte aux québécois J’ai passé huit ans sur les bancs de l’université,
en philosophie, intéressé surtout par les questions d’éthique et de politique.
Le bien et la justice sont mes deux plus grandes valeurs, depuis tout petit
garçon. Ça fait un bail que je me soucie d’elles, que j’observe leur évolution.
Au Québec, présentement, ces deux valeurs sont piétinées, par un élu arrogant du
nom de Jean Charest. L’attitude révoltante de ce dernier, les soupçons qu’il
éveille, rendent la situation intolérable pour une personne comme moi. Et je
sais que je ne suis pas le seul, car ces deux valeurs ont été transmises par
nos ancêtres, jusqu’à ma génération. Se dissocier de la religion est une chose. Mais de
la morale qu’elle implique et qui a donné la force à nos ancêtres d’édifier les
fondements de la société que nous formons aujourd’hui, ça en est une autre beaucoup
plus sérieuse. La crise politique qui a lieu présentement au Québec, est une
chance en or de montrer de quoi nous sommes faits, nous, québécois et québécoises.
Sommes-nous si désorientés,dans notre confort matériel, au point de laisser au
pouvoir un homme qui bousille l’héritage de 400 ans d’efforts et d’histoire. Au
point de s’en foutre complètement. Ou allons-nous réagir, et mettre un terme,
d’une façon ou d’une autre, au règne d’un Premier Ministre indigne de
représenter son peuple. Le pouvoir de cet homme, provient du nôtre. Si
l’on ne brise pas le contrat, si on laisse encore cet homme nous diriger le
reste de son mandat, c’est notre identité nationale qui est remise en question. Stéphane Flibotte |






