Stéphane Flibotte - Auteur/Compositeur/Interprète/Poète/Philosophe


Céline et l’orpheline
 
 

Céline inspirait l’orpheline, qui inspira l’orphelin. L’orphelin avait des parents, mais aucun semblable. La solitude poussa l’orpheline à se frayer un chemin toute seule dans la vie. L’orphelin, autrefois, était entouré d’amis.




 










Céline un jour, décida qu’elle voulait être chanteuse, une grande chanteuse. Cela impressionna l’orpheline, qui n’avait pas de guide dans la vie. Céline traça son chemin comme un exemple, nourrie par l’amour d’une grande famille unie. L’orpheline perdit sa mère, son père, ses frères et ses sœurs, même son jumeau, avant l’âge de dix ans.
 
L’orphelin un jour, a eu maille à partir avec sa mère à propos de Céline. Aux yeux de l’ami de cœur de l’orphelin, Céline était une has been. La maman de l’orphelin craignait tellement les railleries de Dame de cœur à propos de son amour envers Céline, qu’elle cachait ses magasines de Céline.
 
Autant chez Céline, que chez l’orpheline et l’orphelin, chacun croyait en son destin, chacun se voyait déjà. Pour Céline, c’était chanter et donner de l’amour. Pour l’orpheline, c’était présenter des conférences et aider les rêveurs éveillés. Pour l’orphelin, c’était devenir un exemple pour l’humanité.




Les sarcasmes ont eu raison de l’orphelin pendant longtemps, lui qui était gentil et différent. Jusqu’à ce que l’orpheline, inspirée par Céline, réveille sa conscience.
 
L’orphelin trouva le livre de l’orpheline, usagé. Maman envoya par courriel à l’orphelin, une vidéo de Céline. L’orpheline trouva les mots justes, et au bon moment, pour l’orphelin qui croyait devoir abandonner son rêve.
 
Céline n’était pas une has been pour l’orphelin, qui était trop fin. L’orpheline osa nommer des titres de livres dont les gens comme Dame de cœur aimaient se moquer. Cela fit rire l’orphelin, qui trouva l’orpheline candide. Cela donnait un répit à ses larmes, chaudes d’un espoir ravivé.

Il y a de la magie dans la vie, disait l’orpheline. Il y a de la magie dans la vie, répondaient Céline et l’orphelin.



L’orphelin eut une muse dans le passé, elle s’appelait Olivia. Céline était enfant d’Olivia, qui ne le savait pas.

L’orpheline prise en charge, pris en charge sa vie. Céline était libre comme le vent, sa maman l’encourageait. L’orphelin rêvait, impuissant à agir. L’orpheline avait un amoureux. Cela attrista l’orphelin, qui n’y comprenait rien.
 
Céline aussi avait un amoureux, c’est une rebelle. L’orpheline dirigeait sa vie comme elle l’entendait. L’orphelin rêvait d’avoir un jour la main.
 
L’orpheline a su se défendre. Céline attaquait les planches, de son côté. L’orphelin se cachait des loups. Dans son for intérieur, un diamant à polir. Devant les autres, un objet à salir. L’orpheline comprenait ça.
 
Céline donnait un spectacle, chaque soir. L’orphelin s’ennuyait dans le grand sablier. L’orpheline prenait un bain de mousse.


La morsure du loup au drapeau blanc, grava des marques dans la tête de l’orphelin. L’orpheline est apparue pour la soigner, comme Céline l’avait fait pour elle. L’orphelin pleurait des émotions comme une fontaine. C’était comme si l’argent ruisselait. L’orpheline riait dans son coin.
 
L’orphelin aimait apprendre. Céline aimait donner. L’orpheline aimait aider. Chacun savait s’y prendre. L’orphelin nota deux titres, que l’orpheline lui glissa sous la vue. Céline avait-elle le temps de lire?
 
L’orphelin voulait être sage, comme Jésus et Socrate. C’est pourquoi il était dur, car il n’avait pas leur sagesse. L’orpheline lui enseigna à s’amuser. Céline jouait avec son dernier, heureuse.


Céline travaillait fort, comme cent abeilles. L’orpheline en récolta le miel, et le partagea avec l’orphelin. L’orphelin courait vers le futur, alors il perdit sa route. L’orpheline l’aida à la retrouver. Cela ému Céline, à distance.
 
Quand elle doute, l’orpheline pense à l’homme en noir revêtu de magie, comme Céline. L’orphelin oscille aux quatre vents, entre quatre murs. Céline danse comme une athlète, toute légère. Le loup au drapeau blanc a brisé l’orphelin, de l’intérieur.
 
L’orpheline prend le temps qu’il faut, pour écouter. Céline prends le temps qu’il faut, pour pratiquer. L’orphelin a peur d’en manquer. L’orpheline a un truc pour l’orphelin, qu’elle a piqué à Céline : dessine ton rêve. L’orphelin ne faisait que ça, mais il avait trop hâte.
 


L’orphelin retrouva un peu de ses forces. Céline poussait sa voix comme un enfant à naître. L’orpheline tirait profit du cosmos. Le loup au drapeau blanc, de la faiblesse des autres.


L’homme en noir, sorti de cellule, devint Président. Céline, sortie du ventre de maman, devint la meilleure. L’orpheline, expulsée de la garderie familiale, devint la mère des rêveurs. L’orphelin, tiré de sa rêverie, tomba dans le vide.


                                                                    
L’orpheline admirait Céline, qui aimait l’homme aux lunettes, qui admirait l’homme en noir. L’orphelin aimait l’amour, qu’il croisait fréquemment sur les trottoirs.
 

Tous trois ont reçu la grâce. Même l’orphelin, qui tirait de la patte. Chacun rêvait d’un monde meilleur.




Fin.
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