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Mon blog
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Stéphane Flibotte: Publié le Friday, January 20, 2012 7:40 PM
La
dictature du brocoli
Je vous pose une question.
Est-ce que la société d’aujourd’hui, violente, individualiste, matérialiste, hyper-sexualisée,
se transformerait en une communauté plus humaine, si chacun mangeait sept
portions de fruits et de légumes par jour?
Bien sûr, vous répondrez par la
négative. La vie n’est pas aussi simple que cela. Manger sainement ne résout
pas tous les problèmes.
À une époque où la notion de devoir s’est éclipsée au
profit des droits, il est curieux de constater l’ampleur de ce courant qui, par
le biais de publicités et d’études scientifiques, insiste sur la responsabilité
ou le devoir de chacun de bien manger.
Moi, je vois dans cette
tendance, outre les raisons politiques reliées aux coûts du système de santé,
la valorisation d’une seule facette de ce qu’est la santé, celle liée à l’idéal
du corps physique et à sa longévité. Mais, ce faisant, on occulte une dimension
plus complète et réaliste de la santé. Voici la définition telle qu’indiquée
sur le site de l’encyclopédie virtuelle Wikipédia :
«La santé est un état de
complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en
une absence de maladie ou d'infirmité. Cette définition est celle du préambule1
de 1946 à la Constitution de l'organisation mondiale de la santé (OMS) (…) et
n'a pas été modifiée depuis 1946. Elle implique que tous les besoins
fondamentaux de la personne soient satisfaits, qu'ils soient affectifs,
sanitaires, nutritionnels, sociaux ou culturels et du stade de l'embryon, voire
des gamètes à celui de la personne âgée.»
Bref, la santé ne consiste pas
à avoir des abdominaux sexy ou à rentrer dans ses jeans. Alors, inutile d’en
faire une obsession. Là-dessus, un petit poème.
Mourir jeune Mais vivre à sa façon Selon ses vœux - Imposer la santé Ça rend le monde malade
Stéphane Flibotte
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Stéphane Flibotte: Publié le Monday, January 02, 2012 11:18 AM
L’avortement,
la morale et le droit
La loi prodigue des droits
fondamentaux aux individus, qu’elle justifie par des principes et des valeurs
morales, comme l’égalité et la liberté. En résumé, chaque personne a le droit de
faire comme bon lui semble, pourvu qu’elle ne nuise pas à autrui. Parfois, le
citoyen agit de façon immorale, sans qu’il soit sanctionné par la loi. Par
exemple, s’il n’est pas charitable envers un individu dans le besoin, ou s’il
commet l’adultère envers sa femme. Cependant, il a le droit de le faire, selon la
loi. L’inverse survient aussi. Un individu peut fumer du cannabis parce que ça
lui fait du bien. Son geste est illégal mais il peut se justifier moralement. Autrement
dit, tout ce qui est moral n’est pas nécessairement légal, et tout ce qui est
immoral n’est pas pour autant illégal. Les mœurs évoluent, les lois aussi.
Je sais que c’est un sujet
délicat et que je risque d’être critiqué, mais on assiste présentement, surtout
aux États-Unis, à une réouverture du débat sur l’avortement. Plusieurs
voudraient interdire l’avortement. De mon côté, je vois la chose ainsi. Je
crois que l’avortement est immoral. Je veux dire, on ne se réjouit pas de tuer
un futur enfant, on ne peut pas vraiment dire qu’on agit bien en le faisant.
De toutes les manières qu’on voudra bien présenter la chose, il reste que
l’être humain est un être humain depuis sa fécondation. L’embryon possède tous les gènes requis pour que l’on puisse affirmer qu’il
s’agit de ceux d’un être humain. L’avortement est un pis-aller entre les droits
de la femme d’être maîtresse de son corps et ceux de l’enfant à naître. C’est
la réponse à un dilemme.
Cela dit, je crois que
l’avortement doit demeurer légal. Comme je l’ai mentionné en ouverture :
ce qui immoral n’est pas forcément illégal. C’est une condition à une bonne loi
qu’elle ne risque pas d’engendrer des maux plus grands que ceux qu’elle veut
éviter. C’est pourquoi le suicide, qui était interdit avant 1972, est devenu
légal. Ce n’était qu’ajouter au mal vécu par le suicidant que de le punir pour
son geste.
C’est similaire avec
l’avortement. Obliger les femmes à porter en elles un enfant qu’elles ne désirent
pas peut provoquer des drames épouvantables et le soulèvement de la population.
C’est un moindre mal que de leur accorder le droit à l’avortement, bien que ce
ne soit pas bien de tuer un être humain innocent.
Stéphane Flibotte
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stéphane flibotte: Publié le Tuesday, December 06, 2011 10:28 AM
Vision du
futur
Comment voyez-vous le futur de
notre société? Ou plutôt, comment voulez-vous qu’il soit? Ce n’est vraiment pas
la même chose. Dans le premier cas, on part des faits extérieur à soi, et on
imagine le reste d’une manière un peu logique. Dans le deuxième cas, on fait un
examen de nous-mêmes, comme individu, pour trouver les valeurs ou les idées que
nous, singulièrement, aimerions assigner à la société du futur. Dans le premier
cas, on tente de dresser un tableau objectif de la manière dont les choses vont
se dérouler dans l’avenir. Dans le second cas, on part de soi-même, pour
imaginer sa propre vision du futur, c’est entièrement subjectif, et beaucoup
plus créatif.
Je vous pose cette question,
car elle m’interpelle. Moi, je suis dépendant de vous. Mon sort dépend du
vôtre. Moi, qui suis la plupart du temps isolé du reste du monde, je ne vis pas
sur une île. J’ai besoin d’un toit, j’ai besoin de nourriture, de services de
tout genre de votre part. J’ai aussi besoin d’un reflet, pour m’assurer que je
ne suis pas totalement fou. J’ai besoin d’amour. J’ai aussi besoin de croire,
d’espérer et de rêver de jours meilleurs pour nous tous. À quoi me servirait-il
d’être heureux si vous le n’êtes pas. Si je ne reçois pas même un sourire de la
caissière au dépanneur.
Parce que l’humain est un
animal social, je pense qu’il est contre-nature de ne pas agir en partie pour
le bien des autres, et je ne parle pas de celui exclusif de nos proches. La
famille est une grande valeur, mais elle ne suffit pas à bâtir un monde
meilleur. Elle non plus ne vit pas sur une île. Le bonheur de ses membres
dépend en partie de celui des gens qu’ils ne connaissent pas, mais à qui ils se
doivent généralement de faire confiance, parce que ces personnes vivent dans la
même ville qu’eux, dans la même société et sur la même planète.
Dans le rythme fou de nos vies,
où face à la compétition, on privilégie l’idée du chacun pour soi, on perd
l’occasion de transmettre à nos enfants, par notre exemple, des valeurs qui
favorisent un rapprochement avec l’autre, pacifique si possible, gentil même.
Parce que c’est bien de le faire. Aussi, parce que c’est une condition
nécessaire à la réalisation de n’importe quelle vision d’une société plus
humaine.
Stéphane Flibotte
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Stéphane Flibotte: Publié le Wednesday, September 28, 2011 2:47 PM
Lettre
ouverte aux québécois
J’ai passé huit ans sur les bancs de l’université,
en philosophie, intéressé surtout par les questions d’éthique et de politique.
Le bien et la justice sont mes deux plus grandes valeurs, depuis tout petit
garçon. Ça fait un bail que je me soucie d’elles, que j’observe leur évolution.
Au Québec, présentement, ces deux valeurs sont piétinées, par un élu arrogant du
nom de Jean Charest. L’attitude révoltante de ce dernier, les soupçons qu’il
éveille, rendent la situation intolérable pour une personne comme moi. Et je
sais que je ne suis pas le seul, car ces deux valeurs ont été transmises par
nos ancêtres, jusqu’à ma génération.
Se dissocier de la religion est une chose. Mais de
la morale qu’elle implique et qui a donné la force à nos ancêtres d’édifier les
fondements de la société que nous formons aujourd’hui, ça en est une autre beaucoup
plus sérieuse. La crise politique qui a lieu présentement au Québec, est une
chance en or de montrer de quoi nous sommes faits, nous, québécois et québécoises.
Sommes-nous si désorientés,dans notre confort matériel, au point de laisser au
pouvoir un homme qui bousille l’héritage de 400 ans d’efforts et d’histoire. Au
point de s’en foutre complètement.
Ou allons-nous réagir, et mettre un terme,
d’une façon ou d’une autre, au règne d’un Premier Ministre indigne de
représenter son peuple.
Le pouvoir de cet homme, provient du nôtre. Si
l’on ne brise pas le contrat, si on laisse encore cet homme nous diriger le
reste de son mandat, c’est notre identité nationale qui est remise en question.
Stéphane Flibotte
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